Content thumbnail Les établissements d’enseignement supérieurà l’heure du pilotage

2. Une structuration et une professionnalisation accrues de la fonction de pilotage Avis d’expert Jean-Marc Eiclier, directeur associé, Ernst & Young Advisory Près de 80% des établissements interrogés indiquent n’être pas La liste des structures (composante, laboratoire, unité, satisfaits ou pas du tout satisfaits des systèmes d’information direction, service, etc.), la liste des individus (étudiants, et outils dont ils disposent pour produire les indicateurs enseignants/chercheurs, doctorants inscrits, BIATSS, personnel et les tableaux de bord de pilotage. hébergé, etc.), l’offre de formation constituent des référentiels Ce résultat n’est pas surprenant. Il témoigne de l’absence a minima indispensables. Comment en effet, à titre d’exemple, de véritables systèmes d’information de pilotage (SIP) au sein mesurer la performance de la fonction informatique d’un des établissements. établissement si l’ensemble des « usagers » (personnels de La production d’indicateurs de pilotage repose sur la capacité l’établissement et personnels hébergés) supportés par l’équipe à rassembler et à croiser des données de nature différente, informatique n’est pas connu ? Comment comparer la des données relatives aux moyens mobilisés (effectifs, euros, consommation de ressources entre composantes en l’absence surfaces, etc.), des données relatives aux activités réalisées de référentiels de structure et d’individus partagés entre (nombre de cursus de formation, nombre d’heures de formation applications ? dispensées, volumétrie des publications, etc.), des données Aujourd’hui, les systèmes d’information des établissements relatives aux résultats obtenus (taux de diplômés, taux de répondent de manière générale, aux besoins opérationnels réussite, taux d’insertion, etc.). des différents métiers et activités. Or, même si les démarches Ceci requiert : d’urbanisation des systèmes d’information (construction de • d’une part, de rassembler et agréger des données référentiels et interopérabilité des applications) se généralisent, opérationnelles issues d’applications différentes, rares sont à ce jour les établissements ayant mis en œuvre le partage et la transversalité des données nécessaires • d’autre part, d’assurer la cohérence des données et suffisants pour la construction d’un véritable système opérationnelles en partageant des données de référence de pilotage. (Référentiels) entre les applications. Il s’agit là de l’enjeu majeur en matière d’évolution des systèmes d’information et les solutions attendues par les établissements semblent pour bientôt. Fort heureusement, car la mise en œuvre des COMUE imposera demain de disposer de système de pilotage à l’échelle d’un site. Les établissements d’enseignement supérieur à l’heure du pilotage 19

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